Mali : La Suisse condamne les attaques des 17 et 18 juin au centre du du pays

Des ruines dans un village au centre du Mali, après les attaques des 17 et 18 juin 2019.. Ph: malijet

La Suisse a condamné fermement les attaques, les 17 et 18 juin, des villages de Gangafani et de Yoro, au (centre du Mali, au cours desquelles 38 personnes ont été tuées, et nombreuses autres blessées.

Des membres d’une association partenaire de la DDC (Direction du développement et de la coopération) au Mali figurent parmi les victimes de « ces actes épouvantables ». Leur nombre, identité, et le nom de leur association n’ont pas été précisés.

La Suisse « adresse ses condoléances » aux familles et proches de toutes les victimes, ainsi qu’aux maliens et au gouvernement du pays, a souligné un communiqué du DFAE (Département fédéral des Affaires étrangères). Selon le texte, Berne « condamne toutes les attaques et violences intercommunautaires perpétrées ces derniers mois contre des populations civiles au Mali ».

Elle exprime son « extrême préoccupation face au cycle de violence qui s’installe au centre du Mali ». Elle a exhorté le gouvernement malien à redoubler d’efforts pour protéger la population, lutter contre l’impunité, et mettre fin à l’escalade des attaques et des contre-attaques, en renforçant notamment la recherche de solutions pacifiques.

« La Suisse se tient aux côtés du peuple malien et soutient ses autorités dans la création de conditions propices à une paix et un développement durables », poursuit le communiqué. Il ajoute: « par son engagement au Mali, la Suisse soutient le dialogue intercommunautaire et la prévention de l‘extrémisme violent. Elle œuvre ainsi à la réconciliation au sein de la société malienne ».

Le 11 juin aussi, la Suisse avait élevé sa voix, en « condamnant fermement » le massacre de Sobanekou, au centre du ?ali, au cours duquel des hommes armés ont  tué au moins 95 personnes et rasé le village.

Elle avait également présenté ses condoléances « aux familles des victimes, au peuple et au gouvernement maliens », relevant qu’elle « continue de s’engager au Mali pour le dialogue et la protection des populations ».

Ibc