Burundi : La Suisse et ses alliés préoccupés par les menaces sur les libertés de presse et d’expression

La Suisse, dix autres pays et organisations internationales ont déploré la décision du gouvernement du Burundi de suspendre « jusqu’à nouvel ordre », la réception des émissions de la voix de l’Amérique (VOA) et de retirer à la BBC, sa licence d’exploitation locale.

Dans une déclaration commune en date du 5 avril, ils ont exprimé leur « préoccupation » face à cette décision, prise le 26 mars dernier. Ils ont estimé qu’elle constituait « des restrictions à la liberté des médias et à la capacité  des journalistes professionnels d’exercer leur métier dans un environnement libre de pressions ou influences extérieures». Aussi, ont-ils lancé un appel au gouvernement burundais, à « respecter ses engagements internationaux sur la liberté d’expression, le droit au rassemblement pacifique et à la liberté d’association.

Une manifestation au Burundi. Photo: tv5monde.org

Ils ont encouragé les autorités burundaises à préserver un espace pour « des discussions publiques libres et  ouvertes », notamment dans les médias et pour tous les partis politiques.  « Ce cadre, ont-ils dit, doit permettre des échanges d’information qui font partie intégrante d’une démocratie solide et inclusive dans la perspectives des élections démocratiques, crédibles, transparentes et ouvertes en 2020 ».

En conclusion, ils ont réitéré leur engagement « ferme » à accompagner le Burundi dans sa quête pur un avenir meilleur, tout en soulignant leur disponibilité pour le gouvernement à avoir des consultations ultérieures.

Les signataires de la déclaration constituent le groupe des partenaires techniques et financiers du Burundi. Ce sont : l’Allemagne, la Belgique, le Canada, les Etats-Unis, la France, le Japon, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, la Suisse, le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) et l’Union européenne (UE).

HI