Economie : La conjoncture mondiale ralentit en 2019, selon des experts suisses

Monnaie suisse. photo: swisshabs.ch

Berne – L’économie mondiale et le commerce international ont perdu en dynamisme, et les risques conjoncturels continuent de dominer le tableau de la conjoncture mondiale, ont souligné des experts suisses de la Confédération « Printemps 2019 ».

Dans un rapport publié jeudi 14 mars par la SECO (Secrétariat d’Etat à l’économie), ils ont indiqué s’attendre à ce que, en 2019, la conjoncture ne regagne que progressivement de la vigueur en Suisse et au niveau international. « L’économie mondiale perd plus d’élan que prévu », ont-ils dit.  Les perspectives se sont « considérablement assombries » en Europe notamment, et les prévisions de croissance pour l’Allemagne, principal partenaire commercial de la Suisse, ont été nettement revues à la baisse. Cette dynamique plus faible affecte la demande internationale en produits suisses et freine l’économie d’exportation, ont-ils fait remarquer.

Ils ont ajouté que « l’Europe est toujours plongée dans un climat d’insécurité politique ». « On ignore notamment si le Brexit sera mis en œuvre en mars 2019, et quels contours prendront les relations entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni ». A cela s’ajoute la situation économique et financière de l’Italie, qui, suite à son entrée en récession, présente à nouveau de « grands risques », ont-ils encore fait observer.

FAIBLE PROGRESSION

Selon le groupe d’experts, en Suisse, le ralentissement de l’économie mondiale a eu pour conséquences, « une faible progression » des carnets de commandes et la persistance de « grandes incertitudes ». De ce fait, les entreprises installées dans le pays investissent avec « retenue » dans les capacités de production. Cette réserve devrait perdurer pendant les prochains trimestres.

Les investissements dans la construction devraient eux aussi connaître « une faible croissance » : le taux de logements vacants augmente et les prix de l’immobilier affichent une tendance à la baisse.

REPRISE EN 2020

Sur le marché du travail, le ralentissement conjoncturel s’y fait aussi sentir, même si taux de chômage devrait être d’à peine 2,4 % en moyenne annuelle en 2019. La croissance de l’emploi « s’affaiblit » et les salaires n’augmentent guère. « Par conséquent, la consommation privée connaît une évolution inférieure à la moyenne, bien que la baisse de l’inflation (renchérissement annuel en 2019 : 0,4 %) soutienne le pouvoir d’achat réel des ménages ». Compte tenu de l’ensemble de ces facteurs, le groupe d’experts revoit à la baisse, ses prévisions, en tablant désormais sur 1,1 % de croissance au lieu de 1,5 %, prévu en décembre 2018.

En 2020, l’économie mondiale devrait se reprendre « modérément ». « Si le différend commercial à l’échelle internationale ne s’envenime pas, le commerce mondial devrait repartir à la hausse, ce qui soutiendrait l’économie d’exportation suisse », s’est réjoui le rapport du groupe d’experts. Il a  confirmé la prévision de la croissance du PIB suisse, en 2020. Elle sera de 1,7%, donc plus élevée que 2019,  avec un renchérissement de 0,6 %.

HI

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