Journée internationale des droits de la Femme : Les priorités de la politique étrangère suisse

Mme Pascale Baeriswyl, Secrétaire d'Etat aux AE. Photo: lematin.ch

La Suisse a inscrit au rang des priorités de sa politique extérieure, l’égalité entre les sexes et les droits des femmes. L’autonomisation des femmes et des filles constitue un volet essentiel de celle-ci, a déclaré Mme Pascale Baeriswyl, Secrétaire d’Etat, au Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE).

Dans une communication à l’université de Fribourg, à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme du 8 mars, elle a ajouté que la « Stratégie égalité des genres et droits des femmes » du DFAE mettait l’accent sur l’autonomisation économique des femmes. Leur participation « égale et effective », la lutte contre la violence sexuelle, basée sur le genre et la promotion des droits en matière de santé sexuelle et reproductive figurent aussi dans cette stratégie. Le principe d’action « L’égalité des genres, un atout pour la paix et la sécurité », qui y est énoncé également fait référence à l’agenda «Femmes, paix et sécurité ».

PIONNIERE

La Suisse a été « pionnière » dans la mise en œuvre de la résolution 1325 des Nations-Unies. Adoptée en 2000, celle-ci évoque, entre autres,  le rôle des femmes dans les situations de guerre et de conflit, ainsi que dans la consolidation de la paix. Elle souligne aussi, le risque qu’elles courent d’être victimes de violences pendant les hostilités, de même que le potentiel qu’elles représentent, en tant qu’actrices des processus de paix.

Selon la Secrétaire d’Etat, pour que les femmes puissent avoir une « réelle influence » sur les processus de paix, leur participation doit être assurée tout au long du processus politique engagé. Ainsi, par exemple, les processus de décentralisation dans les pays sortant d’un conflit offrent « une excellente » occasion d’amener davantage de femmes à participer aux gouvernements locaux ou à occuper des fonctions politiques. La Suisse soutient les efforts menés dans ce sens au Bénin, au Burkina Faso, au Cambodge, au Kosovo, en Ukraine et en Somalie. Dans le passé, elle a soutenu « avec succès », des processus de justice transitionnelle, par exemple aux Philippines, où elle a co-présidé la commission vérité et réconciliation qui a rédigé plus de 90 recommandations sexospécifiques.

PLAN D’ACTION NATIONAL

« La Suisse a été l’un des premiers pays à adopter un PAN (Plan d’action national) 1325 (en 2007). Depuis lors, elle a révisé et actualisé son plan d’action à trois reprises et, l’année dernière, elle a lancé son 4e PAN 1325 », s’est félicitée Mme Baeriswyl. Les priorités thématiques de ce PAN sont l’inclusion « efficace » des femmes dans la prévention des conflits, la participation des femmes au règlement des conflits et aux processus de paix, la protection contre la violence sexuelle et basée sur le genre dans les situations de conflit, et la participation des femmes aux missions de maintien de la paix et à la politique de sécurité.

Pour la responsable suissesse, en plus de porter sur les rôles et les droits des femmes, la résolution onusienne a marqué « une évolution majeure dans la perception de la sécurité, qui était envisagée, non plus en termes exclusivement militaires, mais aussi du point de vue plus large de l’individu. C’est ce que nous entendons aujourd’hui sous le concept de la « sécurité humaine ».

IC

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