Les zones rurales du nord de l’Ethiopie restent fortement contaminées par des munitions non explosées, posant de graves risques pour les civils, en particulier les enfants, s’est inquiété le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Entre novembre 2020 et novembre 2022, cette partie du pays a connu une guerre sécessionniste liée à l’indépendance de la région, Tigré. Malgré la fin des hostilités, de nombreuses zones de terres sont contaminées par des engins non encore explosés. Or, des millions de personnes vivent et travaillent dans ces zones. Elles vivent, de ce fait, une menace permanente qui entraîne de « profondes conséquences » psychologiques et affecte tous les domaines de la vie. Elle entravant aussi les opportunités éducatives et économiques, ainsi que l’accès à des ressources vitales, telles que les terres agricoles et l’eau.
La contamination des sols par les armes non utilisées affecte « gravement « la production alimentaire, dans les régions qui souffrent d’insécurité alimentaire. Le taux de malnutrition est élevé dans ces régions, en particulier parmi les nouvelles mères et les enfants de moins de cinq ans.
COMMUNAUTES
« Le CICR et la Croix-Rouge éthiopienne travaillent avec les communautés touchées pour les sensibiliser et réduire les risques », a souligné le Comité, dans un communiqué. Les deux organisations humanitaires exhortent les autorités et les acteurs internationaux à poursuivre les opérations de déminage. C’est une tâche de grande ampleur, en particulier dans les zones où les conflits font encore rage. « Toutes les parties prenantes doivent faire davantage pour protéger les communautés des dégâts causés sans discrimination par ces armes », a conclu le CICR.
Rfl s-a/HI/ADC