ONU : Le Président Alain Berset inquiet de la progression du protectionnisme et de l’égoïsme dans le monde

Le Président de laConfédération, M. Alain Berset, intervenant à la 78e AG de l'ONU, le 20 septembre 2023. Immage: capture d'écran.

Le Président suisse, M. Alain Berset, s’est inquiété mercredi 20  septembre à l’ONU, de la progression, partout au monde, du «  protectionnisme et de l’égoïsme », rappelant que « le repli, les menaces et la violence » n’ont jamais fourni de moindre solution aux problèmes et aux inégalités.

Il intervenait devant la 78e Assemble générale annuelle des Nations-Unies, à New-York,  à laquelle participent les Souverains, Chefs d’Etat, Premiers ministres ou leurs représentants des 193 Etats membres de l’ONU.  L’Assemblée générale dure de septembre 2023 à septembre 2024, soit un an. Elle est la plateforme de dialogue la plus complète au monde. Elle constitue aussi un cadre où les Etats se retrouvent chaque année pour discuter des sujets qui préoccupent le monde. Ce sont, entre autres, la lutte contre la pauvreté, le respect des droits de l’homme, le développement durable, la résolution des conflits ou la lutte contre le changement climatique et pour trouver des solutions communes.

Pour M. Berset, le monde traverse « une époque » de tensions, marquée par une succession de crises, ainsi que par la multiplication de conflits majeurs, entrainant lui imposant de grands défis qui nécessitent un « état d’esprit et une attitude déterminants ». « Nous devons le faire, pour lutter ensemble contre la crise climatique, les guerres, les conflits sociaux, les inégalités croissantes, l’affaiblissement des institutions démocratiques ou encore l’érosion continue du multilatéralisme », a-t-il estimé.

PLAIDOYER

Il a plaidé en faveur « d’institutions multilatérales fortes »,  de la prévention des conflits, la lutte contre les inégalités d’accès et les inégalités des chances (en termes d’alimentation, de santé, d’emploi ou de propriété qui conduisent à des conflits.

Il a dénoncé les menaces, la persécution et les actes de violence, qui ciblent notamment les femmes, ainsi que les défenseuses et défenseurs des droits humains. «Les victimes de conflit doivent être réintégrées dans la société et obtenir justice, ainsi que des perspectives», a-t-il poursuivi.

KL