ONU : Vote historique d’une initiative suisse sur le droit à un environnement propre et sain

L’ONU a voté le 28 juillet 2022,  par 161 voix pour et 8 abstentions, une résolution « historique » pro-suisse reconnaissant désormais aux populations du monde entier, le droit à un environnement propre, sain et durable.

Reconnu comme un «droit de l’homme», la résolution a été présentée par la Suisse, sur la base de la Constitution fédérale relative au respect des droits de l’homme et à la préservation des ressources naturelles (art. 54 Cst.). Le Costa Rica, le Maroc, les Maldives, et la Slovénie ont été associés au processus. Le texte a été finalement co-parrainé par plus de 100 pays.

Il lie le droit à un environnement sain au droit international en vigueur, tout en soulignant les causes de la dégradation du cadre de vie que sont : l’impact du changement climatique, la gestion et l’utilisation non durables des ressources naturelles, la pollution de l’air, de la terre et de l’eau, la mauvaise gestion des produits chimiques et des déchets et la perte de biodiversité. Les résultats qui en résultent interfèrent avec la jouissance de ce droit, d’une part, et d’autre part, les dommages environnementaux ont des implications négatives, directes et indirectes, pour la jouissance effective de tous les droits de l’homme. Or, Un environnement sain est une condition indispensable à l’exercice des droits de l’homme.

RENDRE COMPTE

Pour la Suisse, en adoptant la nouvelle résolution, la communauté internationale a réaffirmé l’interdépendance et l’interaction entre les droits de l’homme et un environnement propre, sain et durable. Bien que cette résolution ne soit pas juridiquement contraignante, elle devrait néanmoins susciter des changements positifs, tels qu’un engagement politique plus fort en faveur de l’environnement. C’est une obligation « plus stricte » pour les Etats, de rendre des comptes et une plus grande cohérence politique, en matière d’environnement et de droits de l’homme.

Le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, a qualifié de « historique », la nouvelle résolution, ajoutant que son vote démontrait que les Etats membres peuvent s’unir dans la lutte collective contre la triple crise planétaire du changement climatique, de la perte de biodiversité et de la pollution.

L’adoption de la nouvelle résolution est une victoire « en gestation depuis cinq décennies ». C’est en effet, en 1972, que la Conférence des Nations- Unies sur l’environnement, à Stockholm, en Suède, a été la première à placer les questions environnementales au premier plan des préoccupations internationales. Cela a marqué le début d’un dialogue entre pays industrialisés et pays en développement sur le lien entre la croissance économique, la pollution de l’air, de l’eau et des océans et le bien-être des populations du monde entier.

KL