Le Chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), M. Ignazio Cassis, s’est félicité lundi 21 septembre, du chemin parcouru par la communauté internationale, depuis la création de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), il y a 75 ans.
Il prononçait par vidéo, un discours lors d’une réunion de haut niveau pour la célébration du 75e anniversaire de l’Organisation et dans le cadre de la 75e session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU.
Pour M. Cassis, l’aide humanitaire, le respect des droits de l’homme, les opérations de paix et la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable ont sauvé et amélioré la vie d’innombrables personnes dans le monde entier. « Cependant, a-t-il poursuivi, nous ne pouvons pas nous reposer sur les acquis du passé », évoquant à ce sujet, les défis de l’ONJU. Ce sont la faim, les conflits, les inégalités ou les violations des droits de l’homme, le changement climatique, la révolution numérique et les nouveaux équilibres géostratégiques. La pandémie de la COVID-19, qui vient s’ajouter à ces défis, montre à quel point « la coopération entre les Etats est aussi importante aujourd’hui qu’il y a 75 ans ».
PAYS HÔTE
Selon le Chef du DFAE, avec l’Agenda 2030, le monde dispose d’un cadre d’action commun pour ses efforts déployés aux niveaux national et international. Il intègre également des aspects liés à l’état de droit et à la gouvernance, qui ont « une importance fondamentale » pour le développement durable et la paix.
« Le monde évolue. Nos institutions doivent en faire de même. L’ONU est forte si elle est prête à relever les défis de notre époque », a encore dit le Chef de la diplomatie suisse, appelant tous les membres de l’ONU à contribuer pour relever les défis. Il réitéré l’engagement de la Suisse pour que les réformes initiées par le Secrétaire général rendent l’Organisation plus efficace et performante.
En tant que pays hôte, elle est « fière » d’accueillir le siège européen des Nations Unies et heureux du travail que la Genève internationale accomplit chaque jour pour la paix et la prospérité dans le monde. Elle s’engage aussi à rassembler dans la Genève internationale, « les meilleures forces » pour faire face aux défis futurs liés aux nouvelles technologies. Elle cherche les meilleures synergies entre la science et la diplomatie pour un développement durable et pacifique des populations et des Etats. « La Suisse a beaucoup à offrir et est prête à le faire aussi au sein du Conseil de sécurité de l’ONU », a dit M. Cassis.
IC