M. Jan Egeland, Secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés (Norwegian Refugee Council= NRC), a lancé un appel aux dirigeants du monde à faire plus pour aider les communautés de réfugiés et de personnes déplacées à lutter contre la propagation du coronavirus (COVID 19).
Selon le ghaut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), l’Afrique accueille plus de 26% des quelque 18 millions de réfugiés du monde. Ce nombre a significativement augmenté depuis 2015 à cause notamment des conflits armés en République centrafricaine (RCA), au Nigéria, en République Démocratique du Congo (RDC), au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Cameroun, au Soudan du Sud, Burundi, entre autres. Partenaire de la DDC (Direction du développement et de la coopération, NRC intervient notamment en RDC.
« Alors qu’ils (les dirigeants du monde) se préparent au pire à l’intérieur de leurs frontières nationales, ils ne doivent pas abandonner ceux qui vivent à l’extérieur », a souhaité Jan Engeland, dans une déclaration lundi 16 mars. Cité par un communiqué de son organisation, il a estimé que la communauté internationale doit stimuler son « humanité » et faire preuve de solidarité envers les réfugiés et les personnes déplacées, en cette période d’incertitude généralisée.
CONSEQUENCES DEVASTRATRICES
Selon lui, ces victimes des conflits vivent dans des sites exigus, où les conditions d’hygiène et les installations sanitaires sont « désespérément mauvaises ». « Lorsque le virus frappera des installations surpeuplées dans des pays abritant des camps de réfugiés, les conséquences seront dévastatrices. Nous devons agir maintenant », a-t-il averti.
Pour Engeland, les plans d’urgence de tous les pays doivent inclure les communautés vulnérables à l’intérieur de leurs frontières. Les donateurs aussi doivent « faire preuve de souplesse », afin que les organisations humanitaires puissent renforcer les installations d’eau, d’assainissement et d’hygiène, améliorer la réponse sanitaire et prendre d’autres mesures nécessaires pour éviter une catastrophe.
Le coronavirus ne fait pas de discrimination et ne fait pas de politique. Le monde ne devrait pas non plus en faire lorsqu’il s’agit de soutenir les personnes les plus exposées au risque de contracter la maladie. « Nous devons rester et tenir nos promesses et ne pas tourner le dos aux personnes vivant dans les pays qui ont le plus besoin de soutien en ces temps extraordinairement difficiles », a conclu le responsable de NRC.
IC