Un rapport sur la santé des femmes préconise de combler les écarts dans ce domaine entre elles et les hommes, soulignant que le sous-investissement dans la santé féminine « coûte cher » à l’économie mondiale.
Publié mercredi 17 janvier 2024 par le Forum économique mondial (WEF= World economic forum) de Davos, qui se tient du 15 au 19 janvier, il est intitulé : « Combler l’écart en matière de santé des femmes : une opportunité d’un milliard de Dollars pour améliorer leur vie et leur économie ». Il a été élaboré en collaboration avec l’Institut McKinsey Health, basé aux Etats-Unis. Il analyse les problèmes de santé qui affectent les femmes, de manière unique ou disproportionnée, évalue l’écart en matière de santé aujourd’hui et l’avantage économique potentiel de le combler demain.
Selon le rapport, combler les lacunes qui limitent la capacité de nombreuses femmes à participer au marché du travail et à gagner leur vie et celle de leur famille réduira de près des deux tiers, le temps que les femmes passent en mauvaise santé. Il améliorera aussi la vie quotidienne de plus de 3,9 milliards de personnes et apporte un plus de 1’000 milliards de Dollars à l’économie par an d’ici 2040.
ACCES AUX INNOVATIONS
« Notre analyse démontre que combler les écarts en matière de santé des femmes et investir dans la santé des femmes doivent être une priorité pour chaque pays », a déclaré Mme Shyam Bishen, directrice du Centre pour la santé et les soins de santé au Forum économique mondial. « Elle a ajouté qu’au-delà de l’amélioration de la qualité de vie des femmes, « garantir aux femmes l’accès aux innovations en matière de soins de santé est l’un des meilleurs investissements que les pays puissent faire pour leurs sociétés et leurs économies. »
Pour sa part, déclaré Mme Anita Zaidi, présidente de la division Egalité des genres, à la Fondation Bill & Melinda Gates, a estimé qu’en investissant dans la santé des femmes, cela va « bien au-delà des femmes individuelles. Il s’agit d’un investissement direct dans les familles, les communautés, les sociétés et les économies ». « Notre avenir collectif repose sur la réduction des écarts en matière de santé des femmes », a souligné.
COM/Ibc