Sécurité maritime : Réunion à Dakar sur le Code de conduite de Yaoundé dans le golfe de Guinée

Des militaires maitrisent des pirates lors d'une tentave d'attaque contre un bateau dans le golfe de Guinée. Photo: atalayar.com

Les participants à une réunion de trois jours (14-16 Août) pour évaluer les dispositions et les stratégies du Code de conduite de Yaoundé, ont convenu de définir « une vision stratégique » pour la prochaine décennie de ce Code.

Le Code de conduite de Yaoundé vise particlièrement le golfe de Guinée, l’un des passages stratégiques des navires pour le commerce international, puisque l’Afrique est énormément tributaire du transport maritime. Il s’étend des côtes du Sénégal jà celles de l’Angola, en passant par celles du Nigeria

Adopté en 2013 par 22 Etats d’Afrique de l’ouest, du centre de l’Afrique australe, le Code de conduite réprime les actes de piraterie, de vols à main armée à l’encontre des navires, ainsi que les activités maritimes illicites en Afrique de l’Ouest et du Centre. Il est doublé d’une « architecture » de la sûreté et la sécurité maritime du golfe de Guinée. Celle-ci a été établie par la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des Etats de l’Afrique l’ouest (CEDEAO) et la Commission du golfe de Guinée. Après 10 ans d’existence, il était  nécessaire d’évaluer la mise en oeuvre du Code de Conduite, les stratégies et les progrès réalisés dans l’opérationnalisation de l’architecture, afin de mieux les adapter aux réalités et aux menaces émergentes. Ceci permettra d’identifier les nouveaux défis, de parvenir à une utilisation optimale des ressources disponibles et de définir une vision stratégique pour la prochaine décennie.

PARTICIPANTS

Les résultats des travaux seront présentés à la Réunion annuelle des hauts responsables (RAHAR) du Centre Inter-régional de Coordination, prévue en septembre à Abuja, au Nigeria.

La rencontre de Dakar était organisée conjointement par le Bureau des Nations- Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), le Bureau des Nations- Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), et l’Office des Nations- Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Elle a enregistré la participation de représentants de structures sous-régionales engagées dans la lutte contre l’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée. Il s’agit notamment du Centre inter-régional de coordination (CIC), de la CEEAC, de la CEDEAO, de la Commission du golfe de Guinée, du Centre Régional de sécurité maritime de l’Afrique de l’Ouest (CRESMAO), du Centre régional de sécurité Maritime de l’Afrique centrale (CRESMAC), de la Co-présidence du groupe des amis du Golfe de Guinée ((G7 ++ FoGG), représentée par la Côte- d’Ivoire.

KL