Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a évacué quelque trois cents enfants d’un orphelinat de Khartoum, au Soudan, abandonné par le personnel qui a fui les combats.
Ils se rétablissent dans « une relative sécurité », à Wad Madani, une ville du centre-est du Soudan, a souligné vendredi 16 juin, l’Organisation humanitaire, dans un communiqué.
Le Soudan, vaste pays de la Corne de l’Afrique, est plongé, depuis le 15 avril, dans spirale de violence due à la lutte pour le contrôle du pouvoir entre deux frères d’armes. Ce sont le Général Abdel Fattah al-Burhane, soutenu par les Forces armées soudanaises (SAF), et son ex-n°2, le Général Mohamed Hamdane Daglo, chef des Forces de soutien rapide (FSR). Ils étaient alliés, en avril 2019 pour renverser le Général Omar el Bechir, au pouvoir à l’époque depuis juin 1989.
Les affrontements ont fait plus de 600 morts, ainsi que plus de 4’500 blessés, et 1,4 million de déplacés à l’intérieur du pays et dans les pays voisins.
LIGNES DE FRONT
Selon le CICR, les adolescents ont été transférés, il y a une semaine. Ils sont traumatisés par les six semaines de conditions de vie difficiles qu’ils ont endurées, car, le personnel de l’orphelinat a fui. Les combats ont endommagé des infrastructures essentielles du centre. Il n’y avait pas de nourriture, d’eau et d’électricité. La perte de courant s’est avérée fatale pour de nombreux enfants, particulièrement vulnérables, souffrant de graves problèmes de santé. Les enfants sont restés six semaines dans la capitale, à seulement 800 mètres des lignes de front.
Depuis que les combats ont éclaté au Soudan le 15 avril, le CICR coopère étroitement avec la Société soudanaise du Croissant-Rouge pour livrer du matériel chirurgical aux hôpitaux, aider à recueillir et à identifier les dépouilles mortelles et améliorer l’accès à l’eau potable. Les deux organisations ont également soutenu les familles qui ont perdu le contact avec leurs proches. En outre, le CICR a maintenu le dialogue avec toutes les parties pour faciliter les évacuations des blessés? et leur rappeler leurs obligations, en vertu des normes du droit international humanitaire.
JK