Portait : Julien Mabillard, photographe suisse passionné de l’Afrique

Le photographe suisse Julien Maillard, un passionné de l'Afrique!

Le vaudois Julien Mabillard est un photographe indépendant suisse, qui a une forte passion pour l’Afrique, son continent d’adoption. Du Sénégal au Gabon, on ne compte pas le nombre de ses relations. Son attachement à l’Afrique est sans commune mesure. Il est immense. Père d’un enfant de 13 ans, né d’une mère sénégalaise, il a épousé une gabonaise.  

« J’ai débuté la photographie en 2013, et obtenu mon diplôme en photographie en 2017, à l’Institut de la photographie de Lausanne. Mon domaine de prédilection est le portrait, car j’aime cette interaction entre le modèle et le photographe, afin de pouvoir capturer les émotions » a-t-il dit à reflets suisse-afrique.

Puis, il a poursuivi : « j’aime aussi la photographie de concert et de famille (mariage, grossesse, naissance etc..). J’ai eu la chance de rencontrer à plusieurs reprises, l’artiste sénégalais Ismaël Lô. De ce fait, j’ai pu photographier ses derniers concerts à Genève. Certaines de mes photos ont été sélectionnées pour illustrer un article qui lui a été consacré, dans le n° 61 du magazine «Couleur Maroc. D’autres aussi, pour des concerts du groupe, notamment pour le centre culturel français à Dakar et le festival Timitar, à Agadir (Maroc). Par la suite, j’ai appris que Wally Seck, un autre musicien sénégalais, allait venir à Genève pour un concert. J’ai également pu le photographier ».

« Du reste, Ismaël Lô a interprété une chanson, ainsi que le regretté Thione Seck (père de Wally Seck). Une de mes photos a fait le tour du Sénégal. C’est la fameuse photo sur la polémique engendrée par l’habit porté par Wally Seck, en Gambie », a encore dit M.  Mabillard.

En réponse à une question sur sa vie familiale, il a déclaré : « j’ai un fils de 13 ans qui est suisse et sénégalais. Je suis venu une dizaine de fois au Sénégal. J’ai également une fille de 4 mois, qui est suissesse et gabonaise, puisque ma femme est gabonaise ».

ENFANCE

Sur l’histoire de ces relations avec l’Afrique, il a rappelé que « c’est depuis l’adolescence qu’il  fréquente la communauté africaine. Ce qui m’a permis de m’enrichir d’une autre culture. Au départ, c’était la nourriture, la musique, la danse et l’art. Ensuite, les différentes problématiques du quotidien. Par la suite, j’ai visité le Sénégal. Lors de ce voyage, j’ai pu comprendre certaine us et coutumes que je ne comprenais pas forcément avec la communauté sénégalaise en Suisse. Cette première rencontre avec l’Afrique a été extraordinaire pour moi. De nature assez calme et timide, elle m’a permis de pouvoir communiquer avec la population et vaincre cette timidité. Ce qui a donné naissance au lien intemporel avec le continent ».

PLAIDOYER POUR DES RLATIONS SUISSE-AFRIQUE FORTES

Pour le jeune artiste suisse, « de plus en plus l’Afrique prend conscience du rôle qu’elle doit jouer au niveau du mondial. La Suisse entretient de bonnes relations avec elle, et a réalisé de nombreuses choses pour ce continent ». « Malheureusement, a-t-il regretté, on n’entend pas souvent parler de ces bonnes actions. Elles devraient être mieux connues en Suisse ».

Son vœu ardent : « que la relation entre la Suisse soit accrue », et qu’un « véritable partenariat » entre son pays et les pays africains intéressés, puisse être établi ». « Je pense principalement à la formation des jeunes. La Suisse est une référence en Europe pour l’apprentissage », a-t-il dit. A ce propos, il a évoqué la visite officielle du Président Macky Sall du Sénégal, en Suisse en 2017, « pour observer cette façon de faire ». « Pour moi, il est essentiel que la jeunesse puisse se former gratuitement à la fin de son cycle scolaire, par un apprentissage pour les élèves qui souhaitent exercer une profession ne nécessitant pas de hautes études. En Suisse, 2 élèves sur 3 suivent un apprentissage. Cette formation professionnelle devrait être valorisée en Afrique », a-t-il conclu

IC