Recherches: L’Institut tropical suisse développe un programme conjoint en Afrique

Le Pr Bassirou Bonfo, Directeur du programme de recherche conjoint SwissTPH- Université de Glasgow - CSRS

L’Institut tropical et de santé publique suisse (SwissTPH), de Bâle, et l’université de Glasgow de Grande-Bretagne, en partenariat avec le centre suisse de recherche scientifique d’Abidjan (CSRS) mènent un programme de recherche autour de l’approche « Une Seule Santé ».

Selon le responsable de programme, le togolais Bassirou Bonfoh, ancien directeur du CSRS de 2009 à 2018, dans un monde « complexe et incertain » avec des ressources financières de plus en plus rares, les problèmes de santé deviennent tout aussi « complexes ». De ce fait, ils nécessitent des collaborations interdisciplinaire et intersectorielle pour faire des économies et générer de la valeur ajoutée, en termes financiers, social et écologique. Les résultats ne peuvent être atteints par un seul secteur.

Directeur d’un consortium de recherches « Afrique One-ASPIRE », basé au CSRS, le Pr Bonfoh a déclaré à reflets Suisse-Afrique, que les travaux de recherches spécifiques en système de santé de programme se passent dans un « continuum d’innovation-validation-application », ainsi que dans un espace socio-écologique par différentes disciplines. Le CSRS est une institution interdisciplinaire qui intègre les connaissances de tous les acteurs y compris celles des populations, ce qui fait sa spécificité. Pour illustrer cela, « nous partons du postulat que la santé n’est pas seulement un facteur de lutte contre la pauvreté, mais un préalable au développement », a-t-il souligné. Selon lui, dans la quête des mécanismes innovants de lutte contre cette pauvreté, les questions de recherches en santé sont adossées à d’autres déterminants, tels que la sécurité alimentaire, la gestion des écosystèmes et la gouvernance institutionnelle, portant sur l’accès aux services sociaux de base.

Les modèles de maladies sur lesquelles travaille le consortium sont les maladies transmises entre l’environnement, l’homme et l’animal. Il s’agit, entre autres, de la rage canine, de la brucellose, de la tuberculose bovine, des maladies infectieuses et non transmissibles liées à la consommation des aliments. « Nous sommes aussi à l’avant-garde du développement des systèmes intégrés de surveillance et de réponses aux maladies », a-t-il poursuivi.

Depuis 2001, ce programme a contribué à la formation de trois cohortes successives de 20 à 70 étudiants (Master, Doctorants, Postdoctorants) sur les approches intégrées de gestion des risques sanitaires. Il s’agit d’approches « utiles » à la génération actuelle et future de scientifiques, appelés à faire face aux changements et à la complexité. Cela passe aussi par les partenariats, les collaborations, la transformation des curricula dans les universités et la promotion des principes de bonne gestion et d’administration de la recherche. C’est ce à quoi le CSRS s’attelle depuis près d’une décennie avec le consortium Afrique One, a encore dit le Pr Bonfoh.

Ibc

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