Education inclusive: Plaidoyer du Pr Serge Ramel de l’Université de Lausanne pour une approche novatrice

Alger, 30 janv 2019 – Le Pr Serge Ramel de l’université de Lausanne et spécialiste de l’éducation inclusive, a plaidé  lundi 28 janvier 2019, en faveur d’une approche novatrice dans ce domaine, en changeant les paradigmes de la stratégie actuelle, a rapporté l’agence de presse algérienne, Algérie presse service (APS).

Professeur HEP (Hautes études pédagogiques) associé, Pr Ramel est membre de l’Unité d’enseignement et de recherche « Développement de l’enfant à l’adulte ». Il est également membre fondateur et co-directeur du Laboratoire international sur l’inclusion scolaire (LISIS). Celui-ci regroupe une quarantaine de chercheurs du Canada, de Suisse, de France, d’Espagne et d’Italie, précise le site HEP.

Lors d’un colloque international à Béjaïa, au nord de l’Algérie sur l’approche inclusive dans l’éducation, il a aussi préconisé la mise en place d’un « système qui maximise les chances de réussite de tous ». L’éducation inclusive est « un défi d’ordre sociétal », a-t-il souligné, ajoutant qu’elle « renvoie à la question de la citoyenneté ». Car, il ne saurait y avoir de « citoyens de seconde zone », dans le domaine de l’éducation.

Pour le Pr Ramel, il y a intérêt d’impliquer le plus grand nombre possible d’acteurs dans l’approche inclusive en matière d’éducation. Pour cela il faut créer des synergies entre le formel, les instituions concernées et le non-formel, notamment le mouvement associatif et la société civile.

De son côté, le Pr Serge Thomazet, de l’université Clermont-Auvergne, en France, a relevé la nécessité de « réfléchir et trouver une meilleur place, un meilleur accompagnement à ces personnes, confrontées à des barrages et des obstacles ».

Selon lui, « beaucoup de jeunes ne peuvent pas aller à l’université à cause de barrières physiques qu’il y’a lieu de lever ».  Il a estimé qu’avec les nouvelles technologies, il y a de grandes opportunités qui leurs sont offertes notamment aux malentendants ou aux non-voyants d’accéder à l’université.

La présidente du colloque, Mme Nadia Idir, a estimé, pour sa part, que la sensibilisation et l’accompagnement restaient « les éléments déterminants » de la réussite ou de l’échec du projet de mise en œuvre d’une politique d’inclusion.

HI

 

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