Afrique : Des partenaires du DFAE plaident pour le dialogue dans la prévention du terrorisme et de l’extrémisme violent

Table-ronde de guides religieux musulmans à Abuja (Nigeria) sur la prévention de l'extrémisme violent. (Pjoto: PNUD Afrique)

Des représentants  d’organisations africaines, partenaires du DFAE (Département fédéral des Affaires étrangères) dans la prévention de l’extrémisme violent au Sahel, ont souligné mardi 6 novembre à Dakar, la nécessité d’établir un dialogue entre les différentes parties dans ce phénomène.

En marge du 5e forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique (5 et 6 novembre), le DFAE a organisé conjointement avec des partenaires, une table-ronde  sur le thème : « s’investir pour la paix et la cohésion en Afrique : trois ans de conversations régionales pour la prévention de l’extrémisme violent ».

M. Idriss Lallali, directeur-adjoint du centre africain d’étude et de recherche sur le terrorisme (CAERT) a souligné à cette occasion, la nécessité d’une « occupation physique » du terrain par l’Etat. Il ne s’agit pas seulement par la présence des forces de défense et de sécurité, mais c’est aussi par la fourniture des services sociaux de base : éducation, santé, hydraulique, justice, entre autres. Car les groupes terroristes profitent de l’absence de l’Etat pour se renforcer.

Il a aussi préconisé la création d’emplois et l’insertion des jeunes  diplômés sans emplois, le contrôle des écoles privées, notamment celles d’enseignement religieux, l’occupation de l’espace virtuel, la « flexibilité » de la justice, ainsi que la prise en charge des anciens combattants des groupes terroristes qui peuvent être aussi des cibles potentielles de leurs anciens compagnons.

APPROCHE « HOLISTIQUE »

Pour sa part, M. Abdoulaye Mohamadou, Secrétaire exécutif-adjoint du Conseil de l’Entente, qui regroupe  le Bénin, le Burkina, la Côte-d’Ivoire, le Niger, et le Togo, a estimé qu’il faut aller au-delà de la démarche militaire dans la prévention du terrorisme et de l’extrémisme violent.  Evoquant le cas de son organisation, dans ce combat, il a suggéré une approche « holistique », qui serait élargie aux acteurs sur le terrain que sont les autorités locales à la base et les acteurs du développement.

De son côté, le Dr. Christian Pout, président du centre africain d’études internationales diplomatiques, économiques et stratégiques (CEIDES) du Cameroun a tiré les conclusions des « conversations » sur la prévention de l’extrémisme violent, tenues à Maroua, dans l’extrême nord de son pays.  Au nombre des conclusions de cette rencontre, figurent la prise de conscience de la question par les populations à la base, la construction de la paix, l’apprentissage de de la culture du dialogue, la prise en charge « rapide » des besoins (matériels et moraux) des populations, etc…

Ibc

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